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Confrérie Saint-Etienne A la rencontre des vins bio

DNA 2/5/2017 (rayonnement de l'EPL)

Le 14e rendez-vous des vignerons bio d’Alsace a connu un grand succès au Château de la Confrérie Saint-Etienne à Kientzheim. Les amateurs sont venus à la rencontre de vins respectueux de l’environnement où ils sont nés.

 

 30 domaines alsaciens étaient représentés à ce rendez-vous des vignerons bio d’Alsace à la Confrérie Saint-Etienne.

 

Aentendre les viticulteurs présents dans la salle Dreyer du Château, la pluie de ce 1er mai fut une bénédiction pour la vigne. De plus, elle a incité un public nombreux à venir découvrir les quelque 80 vins issus de la viticulture biologique d’Alsace.


Martine Becker, viticultrice bio à Zellenberg (et future grand Maître de la Confrérie), se réjouit du succès acquis par cette manifestation. « C’est une excellente solution de communication : les gens viennent discuter avec les viticulteurs, puis dégustent et comparent. Certains prennent des notes dans leur carnet de dégustation. » Et ce qui est frappant, c’est l’âge du public : beaucoup de jeunes amateurs, sensibilisés par la démarche biologique dans la vigne. « Je ne veux plus mettre n’importe quoi dans mon verre. Mais il faut quand même que ce soit bon ».


On rejoint là l’atelier mené par Gabriel Lepousez, neurobiologiste spécialisé dans la perception sensorielle. Dans l’École du Nez à Paris où il donne des cours, il applique les plus récentes découvertes sur le cerveau humain, riche de quelque 400 récepteurs olfactifs. Pas loin d’une centaine d’auditeurs recevaient ses clés pour une meilleure dégustation : mieux comprendre un vin, c’est mieux l’apprécier.

 

Une charte de vinification

Dans sa charte de vinification, l’Organisme professionnel de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba), organisateur de l’événement, annonce la couleur : « Le vin naît dans la vigne, pas dans la cave ! »
Eric Petiot, paysagiste-formateur franco-suisse, biochimiste agricole, présentait des solutions dans sa conférence sur « des plantes pour soigner des plantes ». Sans porter de jugement, il constate que le monde chimique arrive à ses limites en viticulture. Par contre, les huiles essentielles et autres produits d’origine végétale apportent une alternative sérieuse. En un seul traitement, par exemple, on peut soigner une vigne touchée par le mildiou. « Les viticulteurs bio sont des chercheurs ; ils testent, se renseignent, lisent, refusant de se faire piéger par la certitude des acquis ! » » Bizarrement, personne ne songe à le contacter pour les problèmes de virus ; pourtant il dispose d’une palette de solutions qui ont prouvé leur efficacité. Des anciens élèves du lycée de Rouffach, où il a enseigné, le remercient aujourd’hui pour ses conseils avisés.


Dans la cour, un marché du terroir et petite restauration apportaient une autre note conviviale, tout comme le fest-noz après 18h.


Les représentants des 30 domaines alsaciens affichaient pleine satisfaction en soirée. On ne peut que regretter que les vignerons champenois et lorrains annoncés n’aient pas fait le déplacement, car il y a eu beaucoup de rencontres et d’échanges passionnants autour du vin bio, qui a su montrer le sérieux et la pertinence de sa filière.

 

DNA 2017-05-02